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  • : Ne rien faire, lorsque l'on sait qu'on devrait agir, rend parfois les hommes d'une grande lacheté.
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  • : Action Démocratie Diplomatie Droits de l'homme Humeur actualite
  • : Etre homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre que l'on contribue à bâtir le monde - Antoine de Saint Exupéry
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Samedi 10 mai 2008



DR | Autour de PetroChina, les Chinois et les Soudanais font ami-ami, y compris leur président respectif, Hu Jintao (3e depuis la droite) et Omar el-Béchir (à dr.), ici en février dernier à Khartoum.

Crédit:  La Tribune de Genève > link

par Never Give Up ! publié dans : Sans commentaire communauté : Libre expression
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Jeudi 8 mai 2008








                
   Les jeux 2008 :  PEKIN           






  



  
   Les jeux 2014 :  SOCHI













   Les jeux 2016 : 
KHARTOUM ?









Les voies du CIO sont impénétrables ...

( oléduc soudanais )
par Never Give Up ! publié dans : Où va le monde ? communauté : Libre expression
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Vendredi 2 mai 2008

- Le Maroc expulse quatre militants français des droits de l'homme -




Cette annonce me ramène quinze ans en arrière  -  Août 93 .

Je quittais Rabouni en laissant Cherif plein d'espoir.
Le recensement débutait dans toutes les Daïras, pour préparer le référendum programmé pour novembre.

Rabouni, El Aïoun, Aousserd, Smara, Dakhla, je ressens un profond malaise à l'énumération des camps de réfugiés Saharaouis. J' y ai reçu une leçon d'humanité, de fraternité. Pourtant qu'ai je fait pour eux depuis quinze ans.
Oh, j'ai mille excuses
On ne peut pas tout faire, le référendum d'auto-détermination est en cours...
" Qui  veut agir trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve des excuses " dit un proverbe arabe.
La responsabilité des autres nous exonère t-elle d'agir à titre personnel ? Oui, ça c'est séduisant, je retrouve bonne conscience. L'ONU s'en occupe!  La preuve:

- Dès 1975: résolutions 377, 379, 380
- Après 13 années de réflexion, le référendum d'autodétermination est décidé, résolution 621.
- Ultime précaution: attendre le contre-ordre. Rien ? Alors on y va , la MINURSO se met en place en 1991.
  Je peux témoigner, je les ai vu en 93 près de Tindouf. Je m'en souviens bien, ça m'avait surpris de les voir installés si loin des camps, si loin de la réalité ...
link
- 1598, 1634, 1675, 1720, 1754, 1783, les résolutions se multiplient depuis 2005.  link 


Et aujourd'hui ?
Mais Monsieur, on continue à s'en occuper !
Super ma bonne conscience se renforce, je n'ai toujours rien à faire, l'ONU s'en occupe.
C'est vrai ! Dernière résolution le 30 avril 2008 ( résolution 1813 
link )

Cette résolution est même savoureuse. Morceaux choisis:

            " Le Conseil de sécurité,

              Rappelant ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,  "

                .../...

                 - 11 . Décide de rester saisi de la question.   Ouf  !


Je vous accorde que présenté comme çà, c'est un peu réducteur, mais cela résume bien 30 ans de masturbations intellectuelles de l'ONU.

Ma bonne conscience en prend un coup !  L' ONU c'est nous. C'est vous, c'est moi, par gouvernement interposé.
Un peu de cynisme me ferait dire qu'un gouvernement est un organisme qui se caractérise par son besoin de se faire ré-élire.

Alors  informez vous, et écrivez !

- Ecrivez à votre député ( National et Européen)
- Ecrivez au Ministre des Affaires étrangères
- Ecrivez au Président de la République
- Ecrivez à la commission Européenne
- Ecrivez aux ambassades concernées


Rendez-vous à la rubrique " AGIR " pour les adresses


En 2008, le crayon  clavier a remplacé l'épée !





 " Etre Homme, c'est  précisément être responsable.
C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée.

C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde. "







par Never Give Up ! publié dans : Diplomatie ! communauté : Libre expression
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Vendredi 25 avril 2008

 

Sans commentaire …

   

Le Tibet meurt de nos silences

par Bernard Kouchner

DES CRIS étouffés s’élèvent de ces montagnes et de ces hauts plateaux. Une population hurle silencieusement vers nous : les Tibétains. Un homme nous tend la main : le Dalaï-Lama. Le Tibet souffre de nos timidités et de nos conformismes. Le Tibet risque de mourir de nos silences. Lhassa ? Interrogés sur la localisation de cette capitale, la majorité des Français avouent leur ignorance. Les souffrances lointaines restent muettes si les messages ne nous parviennent pas. Et le Tibet est hermétiquement clos aux journalistes. Les envahisseurs chinois ont compris que le premier ennemi de l’oppression demeure l’information. Dès lors pourquoi s’engager et surtout comment protester si on ne sait pas ce qui se passe ?
D’autres barbaries sollicitent les indignations. La conscience est en panne. Peut-on prendre l’ensemble du malheur de la planète sur soi ?... Oui. Nous le devons. Ne pas s’indigner devant l’oppression, c’est plier l’échine et se résigner. En tout cas laisser mourir les autres. D’abord, il convient d’affirmer que le Tibet est un pays, avec un passé et un présent, comme le prouve le livre riche et passionnant qui suit. En 1950, la Chine a envahi puis annexé le Tibet. Les protestations furent timides. Les diplomates occidentaux s’employèrent à gommer l’incident. Nous sortions de l’affrontement avec le nazisme, l’URSS était notre alliée et le communisme se présentait sous la forme d’une utopie acceptée. Si l’espoir collectiviste a tourné court, les peurs sont encore présentes.
Avec la Chine, qui offre ses marchés, on a préféré le commerce aux Droits de l’Homme. Cela s’appelle le réalisme politique. C’est une vue de l’Histoire, mais à court terme. Toute stratégie d’ampleur, toute politique de longue haleine auraient-elles disparu, remplacées par le démarchage commercial ? Pourtant, on peut facilement dresser le bilan catastrophique de l’occupation chinoise. Plus d’un million de Tibétains auraient péri de mort violente entre 1950 et 1980 : 175.000 en prison, 156.000 sommairement exécutés, 413.000 morts de faim pendant une de ces «réformes agraires» dont les théoriciens marxistes étaient friands, 92.000 morts sous la torture; près de 10.000 se seraient suicidés.
L’opinion mondiale s’émut, un temps, de l’effrayante politique de contrôle des naissances qu’impose le gouvernement de Pékin: avortement même au neuvième mois, stérilisation massive des femmes et aussi des jeunes filles, infanticides en nombre. Dissimulé, l’enfant clandestin n’aurait pas de papiers, pas de rations alimentaires. Il ne pourrait pas fréquenter l’école. Privé d’état civil, il ne trouverait pas de travail et serait réduit à l’exil par le chemin périlleux des hauts cols de l’Himalaya ou à la vie d’un animal traqué. L’horreur d’une telle politique demeure, mais les réactions se sont estompées. On n’entend ni les défenseurs des Droits de l’Homme, ni les humanitaires qui devraient tous être à l’œuvre.
Que disent les écologistes pour protester contre la dévastation de l’environnement ? Contre les expériences atomiques souterraines ? Contre les stockages de déchets radioactifs? Dans le Changthang, la haute plaine où vivent les nomades, on a décimé les yaks sauvages, les cerfs musqués, les antilopes, les ânes et les chèvres sauvages. On ne voit plus les grands oiseaux du Tibet: aigles, canards, cigognes, corneilles. Les poissons dans les rivières et les lacs pollués se font rares. Que disent les démographes alors que les Tibétains sont devenus minoritaires chez eux: sept millions de Chinois importés contre six millions de Tibétains ? De 1.000 à 3.000 Chinois arrivent chaque jour au Tibet. Dans la région de Kong Po, on compte vingt-cinq Chinois pour un Tibétain. Les terres cultivables sont envahies. Les Tibétains ne trouvent plus de travail. Que disent ces médecins en charge de la santé du monde alors que la mortalité infantile atteint le chiffre de 43,7 pour 1.000 ?
Que disent les politiques? Pendant que la Chine accède au capitalisme à marches forcées, créant une impression de modernité et d’ouverture économique, les Chinois au TIbet s’efforcent de détruire la religion, les institutions, la culture et les coutumes de ce peuple. A Lhassa et dans d’autres grandes villes, les Chinois ont ouvert des bars, des dancings, des salles de jeux et des vidéothèques pour dévoyer les Tibétains. Toute étude de l’histoire du Tibet est orientée, toute manifestation nationaliste réprimée durement. La liberté de religion n’existe plus. Les trésors du palais du Potala qui contient les tombeaux des Dalaï-Lamas successifs ont été détruits ou emportés en Chine.
Que faire si la porte est fermée ? Que tenter si le pays est en cage ? Comment aider nos frères les Tibétains ? En soutenant un homme de notre affection et de nos initiatives. En lisant et en faisant circuler ce livre. En n’acceptant pas le fait accompli de la conquête ni l’atroce purification ethnique à l’œuvre là-bas, sur le Toit du monde comme au cœur de notre Europe.
Triomphe de la pensée d’exclusion? Ce concept stupéfiant de purification ethnique a fait son chemin dans nos inconscients comme dans nos consciences. Le peuple chinois y participe qui nie le Tibet dans son existence. Je fus frappé par l’attitude des étudiants du Printemps chinois, courageux et nobles, mais singulièrement bornés sur la liberté du Tibet. Ils reproduisaient le discours du nationaliste, comme les Démocrates de Belgrade à propos du Kosovo. Oui, il convient de soutenir un homme.
Pacifiste et philosophe, le Dalaï-Lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, à la sérénité malicieuse, nous est devenu familier. J’ai eu l’honneur de m’entretenir avec le Dalaï-Lama à plusieurs reprises. Je me souviens d’une journée précieuse passée ensemble, avec l’abbé Pierre en Dordogne. Nous avons beaucoup parlé, beaucoup appris et beaucoup ri. J’ai du respect et plus encore de l’affection pour cet homme, même si je ne partage pas le mysticisme exalté de certains de ses adeptes.
Le Dalaï-Lama affirme vivre pour les autres, préoccupé d’alléger leurs souffrances pour semer à travers eux les graines de la paix. Il porte une robe de moine, se lève à l’aube pour prier et s’endort en priant, mais il ne croit pas en Dieu. Il croit en l’Homme, libre et responsable de ses actes, en la force de l’amour contre la haine, du bien contre le mal. Il pratique une religion athée, ce qui n’est pas si bizarre en ces temps de solitudes multipliées. Il s’agit d’une science de l’esprit élevée au Tibet à l’échelle d’un art magistral, un art de vivre moderne et réaliste fondé sur le contrôle de soi, l’expérience humaine et le respect d’autrui. Je reste méfiant, mais cela m’intéresse. On dit que le XIVe Dalaï-Lama est la réincarnation d’Avalokiteshvara, Bodhisattva de la Compassion infinie. Mais lui-même n’en est pas certain.
En revanche, il dit en riant avoir été une chenille dans une autre vie. Qu’importe! Une prédiction très ancienne affirme aussi qu’il sera peut-être le dernier Dalaï-Lama d’une lignée jamais interrompue depuis le 14e siècle. Mais lui, y croit-il ? Il vient d’un autre monde, un monde qui fut longtemps meilleur mais qui depuis plus de trente ans agonise, victime des crimes perpétrés si loin de chez nous et de manière si insidieuse et si méthodique qu’on a presque oublié le million de Tibétains morts sous le joug chinois. Déjà dans les livres d’histoire qu’étudient nos enfants, le Tibet n’existe plus en tant que nation indépendante. On y parle de «province chinoise».
L’histoire, comme les hommes, manque parfois de mémoire. Le Dalaï-Lama, que j’ai rencontré pour la première fois en 1989 à l’insu de tous, est un homme chaleureux, dont le rire fuse souvent en cascade. Lorsqu’il ne rit pas, il sourit. Avec son allure d’éternel étudiant, dans sa robe lie-de-vin frangée de safran, il n’a rien d’un «dieu vivant» comme on l’appelle parfois. J’ai vu des larmes perler à ses yeux devant six mille personnes en évoquant l’océan de douleurs dans lequel est plongée l’humanité.
C’était dans le sud de la France, il y a deux ans. Chef spirituel et temporel du Tibet, il a fui son pays pendant la révolte de mars 1959 (10 000 morts) parce qu’il savait qu’il serait plus utile à l’extérieur qu’à l’intérieur, et il a formé dans un village du nord de l’Inde son gouvernement en exil. Un gouvernement démocratique que personne ne reconnaît, surtout pas les gouvernements qui se réclament de la Démocratie. Depuis, il est devenu un citoyen du monde. Il parcourt la planète pour attirer l’attention de l’opinion internationale sur les souffrances qu’endure son peuple et la tragédie à huis-clos qui se joue depuis quarante ans au Tibet, où la violation des Droits de l’Homme s’avère quotidienne et systématique. Après la Révolution culturelle et la chute de la Bande des Quatre, un tout petit pan du rideau de fer chinois s’est déchiré, dévoilant des horreurs: les enfants obligés de tirer sur leurs parents, les gens jetés vivants des avions, les moines forcés de copuler avec les nonnes, 6.000 temples détruits (des monastères parfois grands comme des villes), et des centaines de lamas, porteurs d’une culture unique sur notre planète, torturés à mort.
Malgré une libéralisation de surface et la soi-disant ouverture du Tibet aux investisseurs étrangers, moyen habile de masquer la colonisation, la répression n’a jamais cessé: arrestations massives et arbitraires, transferts de population, tortures de plus en plus sophistiquées, déforestation, exploitation abusive des sous-sols miniers pour le compte des colons chinois, pollution des rivières par l’extraction inconséquente des gisements d’uranium, bases de recherches nucléaires dispersées à ciel ouvert dans le Nord.
C’est clair : Pékin veut un Tibet non seulement chinois, mais un Tibet sans Tibétains. Sa situation géographique en fait une plate-forme unique pour lancer une offensive contre l’Inde et la Russie puisque les six grands fleuves d’Asie y prennent leur source. L’an dernier, Amnesty International a dénoncé la poursuite de la répression au Tibet et le parlement en exil a adopté le principe de l’envoi d’une mission à Pékin alors que les négociations entre les deux pays étaient interrompues depuis 1984. Mais ces négociations n’ont pas abouti. Un pas en avant, deux en arrière, c’est la méthode des Chinois qui continuent de refuser le compromis avancé par le Dalaï-Lama : la Chine conserverait son autorité sur les affaires étrangères et la défense si le Tibet devenait autonome dans tous les autres domaines.
Le Dalaï-Lama pense que la solution des conflits est fondamentalement spirituelle, que les hommes devront se désarmer eux-mêmes avant de désarmer le monde. Il prône la responsabilité universelle (tous les êtres sont interdépendants et la notion de frontière disparaît ou tend à disparaître), ne croit pas aux idéologies, pense que la religion provoque parfois plus de querelles qu’elle n’en résout et que le but commun à toutes les religions, un but que chacun doit tenter de retrouver, est de cultiver la tolérance, l’altruisme et l’amour. J’espère qu’il a raison, même si je le trouve bien optimiste. Si le bouddhisme authentique des lamas tibétains disparaît de la surface de la terre, cette perte va créer un déséquilibre qui nous concerne tous.
C’est pourquoi le drame du Tibet est aussi notre drame à tous et que nous devons en prendre la responsabilité: tel est le sentiment profond du Dalaï-Lama. Le Tibet meurt de nos silences. Est-ce un crime de lèse-majesté que d’exiger des autorités de Pékin l’ouverture sur cette zone d’ombre ? Là encore, calmement, sans provocation, avec le respect qui est dû aux autorités de la Chine, la communauté internationale, et surtout la communauté asiatique, doivent proposer, voire imposer un jour, le droit d’ingérence médiatique, le devoir et le droit d’ingérence tout court, au nom de l’urgence en faveur des Droits de l’Homme.
En ces temps de certitudes brisées et de triomphe apparent de la Démocratie, alors que partout exclusions et nationalismes se renforcent, nos enfants nous jugeront sur notre attitude face aux malheurs des Tibétains. B. K.

 - Préface de Bernard Kouchner pour le livre "Tibet, l'envers du décor" (1993, éditions Olizane, 325 pages)

Crédit: NOUVELOBS.COM | 21.04.2008 | 10:18     link

 

par Never Give Up ! publié dans : Sans commentaire communauté : Tibet
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Jeudi 24 avril 2008

 

La lettre adressée par Nicolas Sarkozy à Jin Jing, l'athlète chinoise bousculée à Paris, était appropriée, compte tenu de l'importance prise par cet évènement en Chine. Je le dis sans aucun cynisme, en trouvant toutefois les termes employés très forts, peut être trop forts: "réprouve avec la plus grande vigueur", "mon invitée personnelle".

Alors, dans le même esprit, pour une diplomatie équilibrée, un courrier similaire devrait être adressé au DALAÏ LAMA.

Entre utopie et diplomatie:


Votre Sainteté,

Je voudrais vous dire toute mon émotion pour la façon dont vous avez été traité ces dernières années. Vous avez fait preuve d'un courage remarquable qui vous fait honneur, et à travers vous, à tous les Tibétains.

Comme j'ai eu l'occasion de le souligner le lendemain même du passage de la flamme olympique en France, je comprends que la sensibilité tibétaine ait été blessée par ce qui s'est passé, et en particulier par l'attaque inadmissible dont votre peuple a été victime à Lhassa et que je réprouve avec la plus grande vigueur.

Ce qui s'est produit à Paris le 7 avril a engendré dans votre peuple de l'amertume. Je tiens à vous assurer que les incidents de cette triste journée, provoqués par quelques-uns de nos services, ne reflètent pas les sentiments de mes concitoyens pour le peuple tibétain.

Pour tenter d'effacer ce moment pénible, je souhaite vous proposer de vous rendre en France dans les prochaines semaines comme mon invité personnel, et celle du peuple de France.

Dans l'attente de vous accueillir à Paris, je vous prie de bien vouloir accepter, Votre Sainteté, l'expression de ma profonde sympathie, et vous demande de bien vouloir transmettre à l'ensemble de votre peuple et à vos proches l'expression de mes sentiments les plus cordiaux.

 

Pour mémoire,

FLAMME OLYMPIQUE
LETTRE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
M. NICOLAS SARKOZY,
ADRESSEE A MADEMOISELLE JIN JING

 

(Paris, 19 avril 2008)

Chère Mademoiselle Jin Jing,

Je voudrais vous dire toute mon émotion pour la façon dont vous avez été bousculée à Paris le 7 avril dernier lorsque vous portiez la flamme olympique. Vous avez fait preuve d'un courage remarquable qui vous fait honneur, et à travers vous, à tout votre pays.

Comme j'ai eu l'occasion de le souligner le lendemain même du passage de la flamme olympique en France, je comprends que la sensibilité chinoise ait été blessée par ce qui s'est passé, et en particulier par l'attaque inadmissible dont vous avez été victime et que je réprouve avec la plus grande vigueur.

Ce qui s'est produit à Paris le 7 avril a engendré dans votre pays de l'amertume. Je tiens à vous assurer que les incidents de cette triste journée, provoqués par quelques-uns, ne reflètent pas les sentiments de mes concitoyens pour le peuple chinois.

Pour tenter d'effacer ce moment pénible, je souhaite vous proposer de vous rendre en France dans les prochaines semaines comme mon invitée personnelle, et celle du peuple de France.

Dans l'attente de vous accueillir à Paris, je vous prie de bien vouloir accepter, Chère Mademoiselle Jin Jing, l'expression de ma profonde sympathie, et vous demande de bien vouloir transmettre à l'ensemble de votre famille et à vos proches l'expression de mes sentiments les plus cordiaux./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

 

par Never Give Up ! publié dans : Diplomatie ! communauté : Tibet
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Dimanche 20 avril 2008

Le Figaro 18-04-2008 - Tanguy Berthemet

.

AP Crédits photo : AP

Le An Yue Jiang, qui mouille au large de Durban en Afrique du Sud, doit livrer 77 tonnes d'armes, des fusils d'assaut AK-47 et trois millions de cartouches. (Pour aider la démocratie à se mettre en place au Zimbabwe ...)

par Never Give Up ! publié dans : Où va le monde ? communauté : Libre expression
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Jeudi 17 avril 2008


Sauf en France, où la déclaration universelle des droits de l'homme n'est pas applicable.
par Never Give Up ! publié dans : Sans commentaire communauté : Libre expression
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Jeudi 10 avril 2008


Aujourd'hui, j'ai protégé quoi, j'ai défendu qui ?


par Never Give Up ! publié dans : Sans commentaire communauté : Libre expression
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Mardi 8 avril 2008
                        
J'aimerais te dire de ne pas pleurer, Marianne, et d'oublier .
Oublier ce lundi 7 avril, oublier la défense des droits de l'homme, combat archaïque,
principe désuet sans véritable réalité.

Je sais. Tu as traversé cinq Républiques, tu as été de tous les combats, et ce 7 avril 2008, à Paris,  la démocratie à mis un genou à terre.

J'ai quitté l`ancienne capitale des droits de l`homme ce matin, révolté, indigné, citoyen honteux d'un pays hypocrite.

Hier, sur le fronton de l'Hôtel de ville on pouvait lire "Liberté Egalité Fraternité". Pourtant, en baissant les yeux, j'avais l'impression de revivre les heures les plus sombres de notre histoire, témoin incrédule des actions des services de police français aux ordres d'une puissance étrangère. L'occupant d'un jour  peut être fier du soutien apporté par nos services "de protection".

Je n'ai pas le profil d'un dangereux activiste.
Première manif à 45 ans, ce n'est pas glorieux.
Ma présence à  Paris: témoigner de mon soutien aux Tibétains, avec une pensée pour mes deux filleules, qui survivent dans un camp de réfugiés des contreforts de l'Himalaya.
Mon objectif: agiter quelques minutes le drapeau Tibétain au passage de la flamme, pour que l'on oublie pas.
Pas de demande d'indépendance, pas de message révolutionnaire, ou peut être un seul: Informez vous!

Mais je n'avais jamais rencontré les services de la police politique française auparavant.
J'ai été bousculé, frappé, gazé !
J'ai été témoin d'actions de violence gratuite, sur des porteurs de drapeaux muets, la flamme étant passée depuis plus de dix minutes.
Alors Marianne je ne sais pas quoi te dire. La démocratie à mis un genou à terre hier, en France. Il n'y avait pas d'arbitre pour arréter le combat, ou plutôt, il m'a semblé que l'arbitre regardait ailleurs, comme on lui avait demandé.

Mais Marianne, j'ai vu aussi tes enfants nombreux dans les rues de Paris. Il n'y avait pas que des pro-Tibétains.

Ce triste 7 avril nous a rappelé à une vigilance constante. Rien n'est jamais acquis, et même  les principes les plus justes doivent être défendus tous les jours.





par Never Give Up ! publié dans : Démocratie ? communauté : Libre expression
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